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Le sang de cordon, « un organe noble au service de la collectivité »

20 000, c’est le nombre de transplantations de sang de cordon ombilical réalisées dans le monde depuis 20 ans. Si l’Allemagne développe ses « biobanques » et compte aujourd’hui entre 100 000 et 120 000 banques de sang de cordon, ce type de don reste encore méconnu et trop peu considéré en France. Une lacune que souhaite pallier le Comité Consultatif national d’éthique (CCNE).

 Riche en cellules souches sanguines, le sang de cordon ouvre des perspectives prometteuses. Le CCNE veut encourager et développer ce type de don qui a déjà permis d'importantes et prometteuses avancées thérapeutiques, notamment pour les maladies dites du sang (leucémie, lymphomes…), et qui s’avère être aussi une chance pour les familles touchées par des maladies génétiques. Ces recherches font naître beaucoup d’espoirs, mais elles sont freinées par le manque de sang de cordon dû à l’insuffisance de banques recueillant ces dons. Un aspect que souligne et regrette le CCNE qui préconise une « une information exhaustive auprès des femmes enceintes » plus large et systématique, et ce « bien avant la naissance », de pair avec la création de banques familiales et solidaires ainsi que d’unités de sang de cordon. Actuellement au nombre de 50 000 en France, ces dernières sont effet trop peu nombreuses, souligne le CCNE, ce qui engendre des recours fréquents à des dons étrangers.

Perçu jusqu’à aujourd’hui davantage comme un déchet hospitalier, le sang de cordon mérite de devenir « un organe noble au service de la collectivité », déclare le professeur Alain Grimefld, président du Comité Consultatif National d’éthique.

Outre ces avancées thérapeutiques et curatives, l’utilisation du sang de cordon permet de développer des recherches et des traitements qui soient respectueux d’une écologie de l’homme et qui ne soient pas objets de dilemmes et de remises en cause éthiques. Une originalité à cultiver…

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