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Accueil de la vie et des fragilités : toujours au cœur de l’actualité

Le colloque international de bioéthique s’est tenu pour la 9ème fois à Paray-le-Monial du 9 au 11 novembre sur le thème « la vie, un droit, un don ? » Comme toujours ce colloque est au cœur des problèmes de société qui nous sollicitent en permanence.

Ce fut l’occasion de très beaux témoignages sur l’accueil de la vie, de la vie avec ses imprévus, ses souffrances, mais aussi du respect de la vie, que l’on ne fabrique pas à n’importe quel prix, de la vie qui se refuse à venir et qui conduit à l’accueillir autrement.

Ce respect de la vie est fragile et l’actualité politique nous le rappelle fréquemment en ce moment :

Vote par le Sénat dans la nuit du 4 décembre d’un amendement tendant à modifier la loi relative à la bioéthique du 7 juillet 2011 pour faire passer la recherche sur l’embryon d’une interdiction avec dérogations à une autorisation encadrée.

 L'article 46 de la loi de juillet 2011 garantissait pourtant que « tout projet de réforme sur les problèmes éthiques et les questions de société soulevés par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé (devait) être précédé d'un débat public sous forme d'états généraux ». Par ailleurs, sans éléments nouveaux, cette loi devait faire l'objet d'une révision tous les 7 ans. S’agit-il d’un point sans importance qui ne nécessite aucun débat, juste une séance de nuit de 2 heures, à la sauvette ? Quels éléments nouveaux, quel progrès de la science justifient cette révision ?  On pouvait au contraire penser qu'après l'attribution du prix Nobel de médecine attribué au Professeur YAMANAKA les progrès de la science s'orienteraient vers les cellules IPS, pour lesquelles la France a pris beaucoup de retard.

 Enfin, avant les vacances, c’est la remise du rapport du Pr SICARD  sur la fin de vie. Celui-ci reste ferme sur l’euthanasie active, mais ouvre la porte de l’assistance au suicide en fin de vie. La loi pourrait donner au médecin la possibilité de  prescrire des substances létales sans être poursuivi pour non-assistance en danger. Il ne s’agit pas là d’une demande à ne pas souffrir, à laquelle la loi Léonetti a répondu, mais de la volonté réclamée par l’homme de décider du moment de sa mort.

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