Bannière manif 19 janv site

Back Vous êtes ici : Société Questions de société Bioéthique/Ecologie de l'homme Recherche sur l’embryon : non-respect des lois bioéthique et non-respect des plus faibles

Recherche sur l’embryon : non-respect des lois bioéthique et non-respect des plus faibles

L'Assemblée nationale réexaminera aujourd’hui, 10 juillet, une proposition de loi remplaçant le dispositif juridique actuel (loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011) d'interdiction de la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires par un régime « d'autorisation encadrée », proposition de loi déjà débattue en mars dernier mais qui n’avait pas emportée de consensus satisfaisant.

Si elle est adoptée, cette loi modifie substantiellement la loi relative à la bioéthique en autorisant sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires.

Pour les Associations Familiales Catholiques (AFC), la dignité de la personne humaine au travers de la société oblige celle-ci  à protéger les plus faibles de ses membres. La recherche sur l’embryon met à mal ce principe puisqu’elle fait de celui-ci un matériau de laboratoire et aboutit à sa destruction. L'embryon demande plus de respect et de prudence puisqu'il s'agit d'un être humain au tout début de sa vie qu'il faut protéger.

La loi de bioéthique du 7 juillet 2011, qui avait été précédée de trois ans de débats et réflexions, avait maintenu le principe d’interdiction de cette recherche tout en l’assortissant d’exceptions.  Elle avait en outre prévu une révision de cette loi tous les sept ans, à moins que des progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé ne justifient l’avancée du calendrier, auquel cas le projet de réforme devait être précédé d’un débat public sous forme d’états généraux. Or aucune avancée scientifique ne justifie aujourd’hui un changement, bien au contraire. Les recherches sur les cellules souches issues du sang de cordon ouvrent une voie scientifiquement prometteuse puisque déjà reconnue par un prix Nobel de médecine, tout en répondant à l’exigence de respect de la personne.

Pour les AFC, les moyens consacrés aux recherches sur l'embryon doivent être utilisés pour développer des recherches respectueuses et gardiennes d'une écologie de l'Homme prenant soin de l'intégrité des personnes quel que soit le moment de leur vie.  

Au moment où les citoyens européens se mobilisent en faveur de l’embryon dans le cadre de l’initiative européenne L’Un de nous, les AFC appellent les députés à rejeter le texte qui leur est soumis.

 

Actualités des familles La Croix