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Droit des femmes à disposer de leur corps ?

Dans une tribune du journal Le Figaro du 17 janvier 2014, Barbara POMPILI, députée écologiste, exprimait sa crainte que le gouvernement RAJOY, en Espagne, ne remette en cause un « droit fondamental  [des femmes]…, une reconnaissance de leur liberté de disposer de leur corps, de choisir pour [elles-mêmes] le cours de leur existence ».

Mais de quel corps s’agit-il ? Lorsqu’une femme recourt à l’avortement, est-ce de son corps dont elle dispose ou du corps d’un autre ? Le choix qu’elle fait concerne-t-il le cours de son existence, ou celui de l’existence d’un autre, que l’on stopperait dès ses commencements ? Pourquoi ne parle-t-on jamais de l’hôte de ce corps qui ne peut choisir son existence ? L'embryon n’est-il que la prolongation du corps de sa mère ?

Que nous dit la science à ce sujet ? Dès le premier instant de la conception, la fécondation, l'embryon possède un code génétique absolument unique, provenant pour moitié de l'ovocyte maternel et pour moitié du spermatozoïde paternel. Cette originalité est telle qu'il peut exister une absence de compatibilité totale entre un enfant et sa mère, par exemple sur le groupe sanguin, les possibilités de greffes. C'est le placenta de l'enfant qui permet le non rejet par la mère de ce corps étranger dans son organisme.

Nous pouvons donc affirmer que, dès l'instant de sa conception, l'embryon est un être humain différent de sa mère. À ce titre, il mérite donc protection dès son origine.

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