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Les AFC à l'UNESCO sur le sujet de la PMA

UNESCOLa CNAFC et la FAFCE sont membres actifs du CCIC- Centre Catholique International de Coopération auprès de l’UNESCO – comme membres de cette plateforme d’une quarantaine d’ONG et dans des conditions réglementées, certains travaux propres à l’Unesco nous sont ouverts bien que les AFC n’y aient pas de statut d’accréditation propre. Ainsi, nous avons entre autres accès aux présentations des rapports de la CIB - Commission Internationale de Bioéthique. Au programme de la dernière session – les 6 et 7 juin - figurait un important rapport d’étape, intitulé « Procréation Médicalement Assistée (PMA) et Parentalité ».

Le CCIC a eu la possibilité d’adresser ses réactions au secrétariat de la CIB.

Certes, tout n’est pas encore joué, mais la dynamique sous tendant le projet, texte et recommandations, donne matière à réfléchir.

Il semblerait acquis, les biais intellectuels et idéologiques employés en font la démonstration, que PMA et GPA sont des pratiques à transcrire en droit supranational, car elles seraient universellement reconnues et admises par l’ensemble des sociétés (alors que cela reste à démontrer).

Dès l’article 4, la maternité de substitution vient compléter la PMA annoncée dans le titre. La « non-marchandisation de l’humain » ne serait plus un principe intangible. Le « mater semper certa est » issu du droit romain serait sujet à discussion. Le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant ne serait envisagé qu’après la naissance de ce dernier, quel que soit le mode de procréation utilisé. Les principes de précaution et de responsabilité ne sembleraient pas entrer en ligne de compte, contrairement à leur mise en place dans bien d’autres domaines sociaux.

L’encadrement juridique prendrait-il le pas sur l’éthique, au nom d’une parentalité d’exception, pour des cas relevant de choix personnels et non de soin médical ? Au nom du désir d’enfant, par essence fluctuant, de la minorité d’une minorité, priver une proportion non négligeable de citoyens de l’exercice de leur liberté de conscience, dûment éclairée, saurait-il être un facteur de paix sociale ?* Faire valider ces technologies de procréation sous couvert de leur généralisation, permettant d’offrir aussi aux femmes fertiles, la libération du fardeau supposé de la maternité, est-ce éthiquement acceptable ?

Ce qui est techniquement possible est-il de facto éthiquement souhaitable ? Le poids prépondérant de la bio-économie justifie-t-il tous les choix ? Telles sont les questions qui se posent à la lecture du projet de rapport. La seule question à prendre en compte ne serait-elle pas plutôt de « réconcilier Science et Sagesse » ?**

Partager l’information ci-dessus est de notre responsabilité, pour que chacun soit en mesure d’exercer son esprit critique et ses capacités à réagir. C’est ainsi que l’avenir nous est ouvert, il nous reste à emprunter les bons chemins … et pour les chrétiens suivre « LE chemin et la vie » !

Françoise Meauzé, Vice-présidente honoraire, représentante avec Denis Chaigne au CCIC.

*La paix est le but majeur des actions de l’Unesco, exprimé dans sa Charte en 1947.
**Jacques Maritain, pour la France, à la deuxième Conférence Générale de novembre 1947.

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