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Révision bioéthique : les AFC à l’Assemblée - jour 1

Prévue pour commencer à 15h, la première séance du débat a finalement commencé à 18 h jusqu'à 20h avec 30 députés de la majorité et 30 de l'opposition et, pour le Gouvernement, Xavier Bertrand, Nora Berra. A 21h30, pour la deuxième séance, les rangs de la majorité étaient moins clairsemés.

Premier orateur à prendre la parole, le ministre de la Santé d'emblée posé la question : « Ce qui est techniquement possible est-il humainement souhaitable ? » avant de présenter le projet de loi en mettant l'accent sur 4 points : recherche sur l'embryon, assistance médicale à la procréation, diagnostic prénatal, don d'organes. De son côté, Nora Berra, a commencé son intervention par l'annonce du bébé médicament pour regretter le caractère médiatique de cette annonce et se dire émue du risque d'instrumentalisation de la conception d'un enfant pour sauver un aîné.

Sont ensuite intervenus les deux principaux acteurs de la préparation du débat législatif
- Jean Léonetti, rapporteur, qui a mis en avant la nécessité d'un doute collectif et l'impasse qui consisterait à opposer une morale obstacle à une science considérée comme un progrès. Selon lui, deux courants sont en présence sur la bioéthique : un courant individualiste, qui peut être égoïste et un courant pour la protection du plus faible, dont il se réclame
- Alain Claeys, qui a présidé les travaux de la commission spéciale qui a notamment souligné le fait que le principe du respect de la dignité de la personne, ainsi que celui de la non marchandisation du corps humain étaient acquis, ce qui n'a pas empêché un long plaidoyer en faveur de la recherche sur l'embryon.

Parmi les orateurs :
- Noël Mamère (qui s'est longuement arrêté sur l'avortement avant de s'attacher notamment à défendre la levée de l'anonymat du don de gamètes),
- Olivier Jardé (qui s'est interrogé sur place de l'homme face à la science, sur les risques de la sélection des êtres humains tout en se disant favorable au bébé médicament),
- Catherine Delaunay (qui a défendu une exigence d'équité autour d'un sujet en débat : toutes les femmes deviennent infertiles, souvent très tôt, alors que les hommes peuvent utiliser leurs gamètes très tard. La science doit pouvoir rétablir l'équité)...

Il est 23h30, ce premier jour de débat confirme la complexité du sujet et les paradoxes des positions qui avaient pu s'exprimer dans les semaines et les mois qui avaient précédé. Il semble cependant que certaines dérives soient clairement perçues par les députés. La deuxième journée de débat, le mercredi 9 février, le confirmera-t-elle ?

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