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Revision bioéthique : séance du 5 avril au Sénat

Quelques flashs sur la séance de l'après-midi, à laquelle assistaient trois adhérents et responsables AFC

« La souffrance n'est pas génératrice de droits » dans l'introduction de la secrétaire d'Etat, Mme Nora BERA. (Extraits de son discours concernant la recherche sur l'embryon sur le site)

Sur la recherche sur l'embryon : deux positions s'affrontent, reprenant ce que nous avons entendu à l'Assemblée Nationale :
- ceux qui veulent l'autorisation encadrée en prétextant que la position du principe d'interdiction assorti de dérogations est hypocrite, illisible, culpabilise les chercheurs, ne sécurise pas leur travail (ils omettent de dire que les dérogations sont pérennes) et provoquent la fuite des cerveaux à l'étranger.
- ceux qui sont pour l'interdiction de la recherche sur l'embryon au nom du respect de l'être humain :
Anne-Marie PAYET, UC : l'humanité d'un être peut-il dépendre du regard que l'on porte sur lui ? Il y a une dignité intangible de l'être humain. Depuis l'abolition de l'esclavage, la république ne fait plus de distinction dans la famille humaine. Assisterions-nous à un retour en arrière en décidant que les embryons qui ne font plus l'objet d'un projet parental perdent leur qualité d'être humain ?
Bruno RETAILLEAU, hors liste : La science s'identifie à l'idée de modernité. Elle » n'a pas à déclasser l'humanité jusqu'au rang de matière de laboratoire pour je ne sais quelle ambition prométhéenne ». Quelles limites donner à la science ? A partir de quand devient-on un être humain ? A quel stade de développement ? Comment fixer un seuil d'humanité ? L'autorisation encadrée de la recherche contribue à déshumaniser progressivement l'embryon, considéré de plus en plus comme un objet.

Diagnostic prénatal
La plupart des opposants au DPN systématique ont évoqué l'eugénisme de fait, rappelant le taux d'élimination de fœtus porteurs de la trisomie 21 à hauteur de 96%.
Les partisans de ce DPN systématique se sont peu exprimés sur ce sujet.
Bien que favorable à la proposition systématique du DPN à toute femme enceinte, Alain MILON souhaite que les contraintes économiques liées au handicap ne pèsent pas sur la décision des familles.
Bruno RETAILLEAU, hors liste : une société se juge au sort fait au plus faible. L'humanité blessée est encore l'humanité.
Bernadette DUPONT, UMP : notre société sera-t-elle incapable de soutenir les plus faibles d'entre nous ? Je demande que la formation à l'annonce du diagnostic figure dans le cursus universitaire des études de médecine.
Jacques BLANC, UMP : Demandeur de progrès de la science pour les enfants handicapés. Ayant travaillé comme médecin pendant de longues années au service des personnes handicapées, évoque la richesse de ces personnes et leur place nécessaire dans notre société. Demande à ce que l'on ne culpabilise pas les familles qui accueillent le handicap.
Dominique de LEGGE : ce diagnostic est-il fait pour guérir ou éliminer ?


Sur la levée de l'anonymat du don de gamètes
: débat révélateur des questions soulevées par l'assistance médicale à le procréation en dehors du processus naturel
Sur ce sujet, les positions transcendent les clivages politiques, comme en témoignent plusieurs interventions en faveur de la levée de l'anonymat :
Alain MILON, UMP : Remettons de l'humain dans l'AMP. La levée de l'anonymat va dans ce sens. Un enfant ne veut pas être issu de la seule technique.
Anne-Marie ESCOFFIER, RDS : le don de gamètes est différent du don d'organes, de sang, de mœlle osseuse. Le principe de l'anonymat du don ne lui est pas opposable.
Jean-Pierre MICHEL, socialiste : l'homme s'inscrit dans une lignée, il connaît ses origines, ce qui le différencie des animaux. L'éducatif seul ne peut structurer la personne... La médecine, la technique peut pallier des insuffisances, mais pas se substituer à elles pour créer des hommes venus de nulle part.
Je suis favorable à l'AMP avec des gamètes issues du couple, marié ou pas, mais je suis contre l'AMP avec tiers donneur.
Bernadette DUPONT, UMP : Le don de gamètes n'est pas un don de vie, mais le don de la vie. La levée de l'anonymat est inscrite dans la convention internationale des droits de l'enfant.
Marie-Hélène. DES EGAUX, UMP : Comment vivre et se construire sans savoir d'où l'on vient ? L'amour de leurs parents ne suffit pas à effacer ce questionnement. L'enfant ne cherche pas une famille, mais son histoire.
Sophie JOISSAINS, UMP, dénonce « l'enfant objet».
André LARDEUX, UMP : il faut abandonner la procréation par insémination avec tiers donneur.

Quelques expressions marquantes :
Bébé médicament, né après double Diagnostic Préimplantatoire
Bébé souvenir, né après transfert post-mortem
Enfant objet, né par insémination avec tiers donneur, gestation pour autrui, transfert post-mortem

En savoir plus sur le site du Senat

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