Bannière manif 19 janv site

Back Vous êtes ici : Société Questions de société Bioéthique/Ecologie de l'homme Les AFC suivent les débats sur la Bioéthique à l'Assemblée Nationale : 2ème lecture du 24 MAI 2011

Les AFC suivent les débats sur la Bioéthique à l'Assemblée Nationale : 2ème lecture du 24 MAI 2011

Les débats commencent par des déclarations de politique générale : pas de grande surprise. Ces déclarations ressemblent, tant du point de vue du gouvernement que des intervenants des différents partis, aux débats d'ouverture en 1ère lecture à l'Assemblée et au Sénat.

Néanmoins, concernant la recherche sur l'embryon, des nuances dans les déclarations : les partisans de l'autorisation encadrée reconnaissent une nouvelle fois que le principe d'interdiction ne gêne en rien les travaux des chercheurs sur le territoire national, mais qu'il constitue une gêne sur le plan international, poussant des chercheurs à s'expatrier... Mais l'accent est mis cette fois-ci avec force par plusieurs orateurs sur le poids de la transgression que l'on fait peser sur la conscience des chercheurs. Maintenir le principe d'interdiction signifie en effet que la recherche sur l'embryon est mauvaise en soi, ce qui leur paraît le comble de l'obscurantisme.
Jean-Louis TOURAINE, professeur de médecine, député de l'opposition, rappelle les propos qu'il a tenus en commission spéciale : la recherche sur l'embryon se justifie par la fréquence beaucoup plus grande des pathologies chez les enfants nés de fécondations in vitro.
Dans la majorité, Jean-Sébastien VIALATTE, Daniel GARRIGUE et Olivier JARDE se prononcent pour l'autorisation encadrée.
La prise de position du Cardinal VINGT-TROIS avant l'ouverture de cette deuxième session est peu appréciée par les partisans de l'autorisation.

Vient ensuite le vote des amendements en séance de nuit. Les députés sont plus nombreux à être présents cette fois-ci, notamment dans la majorité.
L'ambiance, apaisée jusque là, change et les invectives pleuvent, à la suite d'un amendement déposé par Jean-Marc NESME, UMP, et cosigné par 61 autres députés, demandant la création d'une commission d'enquête sur des conflits d'intérêts potentiels entre les chercheurs et les laboratoires pharmaceutiques. Les accusations de mensonge, de malhonnêteté, fusent.
On assiste à un défoulement des passions sur ce sujet capital.

La tension s'apaise sur les amendements suivants. Le don d'organes peut être abordé dans un climat redevenu serein.

Le diagnostic prénatal donne lieu à de nombreuses interventions, de grande qualité, quel que soit le point de vue défendu.
Lorsque je quitte l'hémicycle pour attraper le dernier métro, l'amendement de Jean LEONETTI proposant que « toute femme reçoit, lors d'une consultation médicale, une information loyale, claire et appropriée sur la possibilité de recourir à sa demande à des examens permettant d'évaluer le risque que l'embryon ou le fœtus présente une affection susceptible de modifier le déroulement ou le suivi de sa grossesse » semble avoir de grandes chances de passer.

Actualités des familles La Croix