Bannière mobilisation devant le sénat janvier 2020

Back Vous êtes ici : Société Questions de société Bioéthique/Ecologie de l'homme

Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

En savoir plus

Recherche sur l’embryon et levée de l’anonymat du don de gamètes : la commission des Affaires Sociales fait bouger les lignes

Communiqué de presse
Nous apprenons par une dépêche AFP du mercredi 30 mars que la commission des Affaires Sociales du Sénat a sensiblement modifié le texte de révision des lois de bioéthique en instaurant une levée de l'anonymat pour les donneurs de gamètes à partir de 2013et en autorisant la recherche sur l'embryon sous conditions.

Pour la CNAFC, ce dernier amendement n'est pas acceptable. Elle appelle les sénateurs à ne pas l'adopter et rappelle avec force les 4 points incontournables :
- Affirmer l'opposition à la recherche sur l'embryon et au traitement inhumain de la congélation d'êtres humains ;
- Donner des crédits à la recherche sur les causes de l'infertilité et les traitements permettant le soin et la procréation naturelle ;
- Lever l'anonymat du don de gamètes ;
- Éviter à tout prix l'instauration d'un droit à l'enfant et surtout d'un droit à l'enfant parfait.

Le débat bioéthique reprendra la semaine prochaine en séance. Il est encore temps de contacter vos sénateurs pour les sensibiliser à nos propositions !

 

Levée de l’anonymat du don de gamète

Selon le texte remanié, donner son sperme ou ses ovocytes vaudra donc consentement à donner son identité. "Le donneur est informé, avant le recueil du consentement, de la possibilité pour tout enfant conçu à partir de gamètes d'un tiers donneur, de demander à sa majorité d'accéder à certaines données non identifiantes relatives au donneur et à son identité", écrit le nouvel article du texte adopté en commission des Affaires sociales.

Par ailleurs, nous vous signalons d'autres évolutions positives du texte :
- Les sénateurs ont supprimé la possibilité de transférer un embryon après le décès du père.
- Les amendements tendant à instaurer la gestation pour autrui (les "mères porteuses"), ont été repoussés

Révision bioéthique : les AFC à l’Assemblée - jour 3

Séances du jeudi 10 février 2011 :

Après deux jours de débats de politique générale, la journée de jeudi a été consacrée au vote des amendements.

Absents à la séance du matin, nous étions deux représentants des AFC à la séance de 15 h et deux à celle de 22h. Le sentiment partagé par tous a été une remarque sur la qualité des débats, la qualité du travail des députés, quelles que soient les opinions exprimées.

Les clivages idéologiques se sont manifestés, une nouvelle fois très fortement sur les sujets de l'accès à l'assistance médicale à la procréation et du diagnostic prénatal. La majorité des députés de l'opposition a demandé l'accès à l'AMP pour tous les couples et toutes les femmes célibataires, les progrès de la science permettant de donner un enfant à qui en désire un. Les députés de la majorité sont restés fermes sur le caractère médical de cette assistance, mais en la détachant de toute considération sur le statut des couples composés d'un homme et d'une femme.
Les députés de l'opposition proclament un droit à l'enfant. Les députés de la majorité s'y opposent fortement, mais votent des amendements qui vont tous dans le sens d'un droit à l'enfant. Ainsi beaucoup d'entre eux cherchent par tous les moyens à favoriser le don de gamètes en permettant aux femmes nullipares et aux hommes pas encore pères de faire un don. Cette disposition a été votée, malgré le risque de graves dérives souligné par Xavier BERTRAND.
Sur le diagnostic prénatal, tous les amendements tendant à desserrer l'étau autour de la femme enceinte ou la pression qui s'exerce à l'annonce d'un handicap ont provoqué une levée de boucliers des élus de l'opposition y voyant une remise en cause de l'avortement et une pression faite sur les femmes pour les culpabiliser dans leur choix.

Le débat sur la levée de l'anonymat du don de gamètes et le transfert post-mortem a eu une toute autre tonalité. Ces deux points laissaient plus de place aux convictions personnelles et ont traversé tout l'hémicycle, chacun s'exprimant avec sa conscience.
Nous avons vécu un moment de grande émotion avec l'intervention de Marc LE FUR sur le transfert de l'embryon post mortem, faisant part à l'Assemblée de son dilemme, confiant même que, de toute sa vie de parlementaire, il n'avait ressenti un tel trouble :
« L'embryon existe. Le point zéro est dépassé. L'alternative, c'est la destruction, la recherche ou le don à un couple stérile. »
Le groupe UMP a ensuite demandé une suspension de séance, à la suite de quoi l'amendement favorable au transfert post-mortem a été accepté, Marc LE FUR s'abstenant.

La recherche sur l'embryon n'a été abordée qu'après minuit, mais nous étions partis.
Nous savons que les députés ont voté toute la nuit.

Coup de cœur

Le sommeil ami de lhomme

Actualités des familles La Croix