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Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

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Révision de la loi de bioéthique : poursuivons les contacts auprès des élus

Le projet de loi tant attendu sur la bioéthique a été présenté à la presse par la Ministre de la Santé, Mme Roselyne BACHELOT, le 31 août 2010. Dans l'état actuel du texte, quelques remarques peuvent être faites : ce projet de loi semble en retrait sur les propositions du rapport de la Mission parlementaire. On pouvait craindre des transgressions nouvelles importantes, nous relevons plusieurs points plutôt rassurants qui, croyons-nous, montrent l'importance du travail de mobilisation réalisé sur le terrain, pendant les états généraux :

Nous regrettons toutefois que :
- « par souci d'égalité avec les couples mariés », le projet propose que les couples homme femme pacsés n'aient plus à justifier de 2 ans de vie commune pour être éligibles à l'AMP
- le don de gamètes ne soit pas remis en cause,
- l'autorisation du double DPI (bébé médicament) ne soit pas remise en cause,
- enfin que la collecte de sang de cordon ombilical ne soit pas abordée.

Concernant le point capital que constitue la recherche sur l'embryon, celle-ci reste interdite, mais le système de dérogations est pérennisé, par suppression du moratoire de 5 ans. Il n'est pas clairement précisé si la proposition de la Mission parlementaire de n'avoir à justifier que de finalité médicale et non plus uniquement thérapeutique pour obtenir cette dérogation a été retenue.

Si ce projet de loi peut laisser penser que le pire a été évité, ce n'est pas pour autant que nous pouvons rester inactifs. C'est, au contraire, plus que jamais le moment d'aller voir nos élus. Si la révision tous les 5 ans est supprimée, nous n'aurons plus l'occasion de leur présenter nos positions de façon aussi cohérente et construite.

Nous avons deux mois devant nous, puisque le projet de loi sera soumis au Parlement courant novembre. Deux mois pour tenter d'infléchir certains points de ce projet. Deux mois pour présenter nos propositions. Nos fiches sont un outil complet et clair sur tous ces points.

N'hésitez pas à vous plonger dedans, à nous en commander. Tous les parlementaires doivent l'avoir en mains avant l'ouverture de la discussion au Parlement. Car il est possible que des amendements soient déposés qui modifient ce texte dans un sens plus transgressif. Restons donc mobilisés et vigilants !

La bioéthique en question

LA MISE EN PLACE D'OUTILS D'INFORMATION ET DE SENSIBILISATION

Pour permettre à chacun de sʼinformer et de se faire une opinion sur les questions de bioéthique, les AFC ont édité un ensemble de fiches qui font le point sur les grandes thématiques bioéthiques

Bioethique : le sang de cordon ombilical

Les recherches sur le sang de cordon ombilical font naître beaucoup d'espoirs et elles ne posent aucun problème éthique. Aujourd'hui, dans la très grande majorité des naissances, le cordon est jeté à la naissance.

On peut soigner en particulier, avec ce sang recueilli, des leucémies, des lymphomes, certaines maladies génétiques ou des déficiences immunitaires.

L'utilisation allogénique de ce sang, c'est-à-dire lorsque le donneur et le receveur sont des personnes distinctes, ne pose pratiquement pas de problèmes de rejet.

Mais ces recherches sont freinées par le manque de sang de cordon dû à l'insuffisance de banques publiques pour le stocker. Les médecins français sont souvent obligés de se fournir dans des banques étrangères.

Cette situation a conduit des parlementaires à faire des propositions de loi pour permettre que des banques privées conservent du sang placentaire à usage autologue, c'est-à-dire intrafamilial, moyennant finances.

Dans ce domaine, partisans du tout public et partisans d'une grande libéralisation s'affrontent.

Devant la pénurie de greffons, on peut envisager d'assouplir les règles en veillant à respecter les principes intangibles de solidarité. Il nous semble néanmoins souhaitable de demander plus de crédits pour les banques publiques. La recherche sur les cellules souches adultes du sang de cordon représentant une alternative à la recherche sur les cellules souches embryonnaires, dont nous demandons l'interdiction, il est préférable que ce sang soit mis à la disposition de tous et notamment des chercheurs.

Pour plus de détails, voir notre fiche « Le sang du cordon ombilical »


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