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Le sang de cordon : collecter pour chercher, soigner et guérir

Le Sénateur Marie-Thérèse Hermange a présenté, au nom de la Commission des Affaires sociales du Sénat, un rapport sur le potentiel thérapeutique des cellules souches extraites du sang de cordon ombilical début novembre 2008.

Ce rapport présente deux axes principaux. Le premier montre l'intérêt thérapeutique de ces cellules souches et le développement des thérapies cellulaires à partir du sang du cordon ombilical. Le second apporte un éclairage sur les conditions permettant le meilleur usage de ce sang : mobilisation des moyens financiers et humains, garantie de la qualité des unités prélevées, la nécessité d'un réseau de maternités, la complémentarité possible entre banques publiques et privées...

Le sang transitant par le cordon ombilical présente une richesse en cellules souches capables de reconstruire les tissus humains lésés. Cette capacité permet trois types d'application :

- La thérapie des pathologies sanguines où le sang ombilical peut remplacer les greffes de moelle osseuse. Cette pratique est déjà courante.
- A court terme on prévoit de pouvoir sélectionner les cellules souches capables de restituer la peau. Cela sera très utile pour soigner les grands brûlés. Par ailleurs, cela représenterait une alternative ou pourrait peut-être même remplacer les modèles animaux, voire humaines, sur lesquels les pharmacologues testent leurs nouveaux médicaments.
- Un dernier type d'application se présente à moyen ou long terme, il s'agit du développement de thérapies régénérant différents organes, du muscle cardiaque à la rétine.

Le rapport insiste sur l'enjeu stratégique pour la recherche française afin qu'elle puisse se maintenir au plus haut niveau. La France est en effet pionnière en ce domaine où une politique publique s'impose. Aujourd'hui on constate un retard considérable en matière de nombre d'unités disponibles par habitant, plaçant la France au 16ème rang mondial.

Par ailleurs, une mise en garde est émise quant à l'artificialisation de la vie humaine : « Le progrès est porteur d'un espoir que les pouvoirs publics doivent accompagner. Il faut néanmoins prendre garde que l'homme, de moins en moins soumis à la fatalité, ne se considère également comme affranchi de toute hérédité et de toute filiation. (...) Il est donc nécessaire qu'une limite éthique soit posée au fantasme d'une humanité auto-fondée et parvenant à affranchir une fois pour toutes de la nature » (p. 6).
L'attention du lecteur est également attirée sur le principe du don anonyme, gratuit et non dirigé, un principe fondateur de l'approche française en matière de lois de bioéthique.

Le rapport peut être consulté et téléchargé gratuitement sur le site du Sénat : http://www.senat.fr/rap/r08-079/r08-079.html

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