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Bioéthique

L'écologie de l'homme, c'est tout d'abord le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, l'affirmation de la dignité intrinsèque liée à la nature de l'homme et non à ses performances, l'affirmation de son intégrité physique (le corps ne peut donner lieu à des transactions commerciales), le respect de la complémentarité entre l'homme et la femme, la dignité de ses conditions de vie.

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La Vie est unique. Disons-le et protégeons-la !

Communiqué de presse

La CNAFC agit toute l'année pour la promotion de la Vie, c'est-à-dire la protection des personnes tout au long de leur vie, de leur conception jusqu'à leur mort naturelle.

La CNAFC se fait le relais de nombreuses actions en faveur de la Vie (Life Parade, UPV, Colloque sur les cellules souches adultes le 26 novembre prochain…).
Convaincue qu' " Agir en faveur de la vie, c'est contribuer au renouveau de la société par la réalisation du bien commun " (Evangelium Vitae , 101 ), la CNAFC est très vigilante aux propositions qui touchent à son principe.

Et hier, c'était l'avis du Comité Consultatif National d'Éthique favorable au Dépistage Pré-Implantatoire pour la trisomie 21, et aujourd'hui, c'est une proposition de loi sur l'euthanasie qui est déposée à l'Assemblée. 

A  l'approche de la révision des lois de bioéthique par le Parlement, la CNAFC appelle chaque français et chaque responsable à se montrer attentif, et à se mobiliser si nécessaire.

La CNAFC a adressé aux parlementaires et aux députés européens une lettre électronique pour les alerter après la clôture du débat national; elle a réalisé un document reprenant l'essentiel sur la bioéthique et les enjeux en présence aujourd'hui. Ces documents sont consultables sur son site internet : www.afc-france.org

Vers une utilisation eugénique du Diagnostic pré-implantatoire ? : communiqué de presse de La Conférence des Eveques de France

Le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) vient de rendre un avis (n°107) sur les questions éthiques liées au diagnostic anténatal. Cet avis ouvre la possibilité du dépistage de la trisomie 21 lors du diagnostic pré-implantatoire (DPI).

Le DPI constitue une transgression éthique grave puisqu'il vise à éliminer des embryons non-conformes. Cette transgression a été acceptée par le législateur, en l'encadrant strictement pour la seule détection de maladies génétiques d'une « particulière gravité », reconnues incurables au moment du diagnostic. Le fait d'élargir cette recherche à la trisomie 21 constitue un pas supplémentaire vers une utilisation eugénique du DPI. Rien n'empêchera de l'étendre demain à la recherche d'autres affections, voire à la satisfaction de désirs personnels.

C'est un signal extrêmement négatif adressé aux personnes atteintes de la trisomie 21 et à leurs familles. Sans cacher les difficultés rencontrées par les personnes trisomiques, il faut rappeler qu'il ne s'agit pas d'une anomalie mortelle. Ne sommes-nous pas devant un refus insidieux de nos sociétés modernes de l'accueil des personnes handicapées ?

A l'approche de la révision des lois de bioéthique, l'avis du CCNE ne va pas sans inquiéter sur les risques de dérives eugéniques, risques soulignés à la fois par le rapport du Conseil d'Etat (1) et par celui des Etats généraux de la bioéthique (2).

+ André Cardinal Vingt-Trois
Archevêque de Paris
Président de la Conférence des évêques de France


(1) « Tout assouplissement du DPI induit des risques supplémentaires d'eugénisme » in La révision des lois de bioéthique, Conseil d'Etat, La Documentation Française, 2009 p. 40.

(2) « La réflexion des citoyens sur le DPI et le DPN (diagnostic prénatal) est marquée par le souci d'éviter les effets potentiellement eugénistes d'un usage incontrôlé de ces techniques » in Rapport final, Etats généraux de la bioéthique, Alain Graf, juillet 2009 p. 39.

Le point sur la bioéthique par les évêques de France

Mgr d'Ornellas a annoncé le 4 novembre dernier la parution d'un deuxième ouvrage sur la bioéthique : "Bioéthique, questions pour un discernement". Ce document prolonge un premier livre intitulé "Bioéthique, propos pour un dialogue", publié en février 2009.
Dans sa présentation aux évêques de France lors de l'assemblée plénière de novembre 2009, Mgr d'Ornellas avait mis en avant le souci de poursuivre et d'étayer le dialogue sur la bioéthique en utilisant l'"étude" rendue par le Conseil d'Etat et le "rapport" des Etats généraux sur le sujet. Ce deuxième livre esquisse une réflexion sur des expressions comme "projet parental", "désir d'enfant" et "homoparentalité" ainsi que sur l'amour conjugal et sur la dignité humaine.
Il propose également une brève analyse de deux rapports de la Haute Autorité de Santé, l'un sur le dépistage de la trisomie 21 (octobre 2007) et l'autre sur l'ICSI (l'injection d'un spermatozoïde dans l'ovocyte) (décembre 2006).
Mgr d'Ornellas souligne à quel point le dialogue est nécessaire et "inhérent à la mission de l'Eglise." En effet, les rencontres ont été multiples en 2009 : avec les parlementaires, le public ou les acteurs pastoraux. Elles contribuent à éclairer les uns et les autres sur la complexité des questions de bioéthique et permettent ainsi un mûrissement collectif de la "conscience éthique".

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